Samedi · 24/10/2026

Révélation et inspiration

Étude de la semaine

Hébreux 1.1, 2; 2 Timothée 3.15-17; 2 Pierre 1.18-21; Exode 17.14; Apocalypse 1.19; Ézéchiel 4.1-8.

Verset à mémoriser

Or il y a diversité de dons de la grâce, mais c’est le même Esprit; diversité de services, mais c’est le même Seigneur; diversité d’opérations, mais c’est le même Dieu qui opère tout en tous. (1 Corinthiens 12.4-6).

L’apôtre Jean faisait partie du cercle restreint des douze apôtres (Lc 8.51; Mt 17.1; Mt 26.36, 37). Après l’ascension du Christ, il a poursuivi son ministère à Jérusalem. Cependant, avant la chute de la ville (en 70 apr. J.-C.), il s’est installé à Éphèse afin de superviser les églises de la province romaine d’Asie Mineure. Pendant la persécution des chrétiens sous l’empereur romain Domitien, l’apôtre a été exilé à Patmos, une île de la mer Égée.

À Patmos, Jean a reçu des messages prophétiques particuliers qui s’adressaient non seulement aux sept églises d’Asie Mineure, mais aussi aux chrétiens de tous les temps (Ap 1.1-3, 9-11). La chaîne de transmission des messages prophétiques, dont Jean faisait partie, ressemblait à ceci: Dieu le Père, à Jésus-Christ, à l’ange, à l’apôtre Jean, et aux lecteurs et auditeurs. C’est un exemple classique du processus de révélation-inspiration au cours duquel Dieu utilise des prophètes pour communiquer ses messages à l’humanité.

La leçon de cette semaine examine spécifiquement ce processus multiforme, et met particulièrement l’accent sur les différentes manières dont le message divin a été communiqué aux êtres humains.

Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 31 octobre.

Dimanche · 25/10/2026

Révélation générale et particulière

Lisez Hébreux 1.1, 2. Pourquoi Dieu tient-il tant à nous parler? Que nous dit-il à travers Jésus et les prophètes?

Qu’est-ce que le Créateur de l’univers pourrait bien vouloir nous dire? Pourquoi communique-t-il avec nous? Parce que nous sommes des êtres humains déchus dans un monde pécheur, confrontés à la mort, à la souffrance et aux épreuves. Dieu nous parle donc parce qu’il veut que nous sachions pourquoi nous sommes ici, pourquoi les choses vont si mal et pourquoi, malgré tout, nous pouvons espérer en son amour pour nous.

La révélation générale de Dieu, telle qu’on la voit dans le monde naturel, témoigne avec éloquence de sa puissance infinie et de son amour attentionné. Le roi David s’est exclamé: « Le ciel raconte la gloire de Dieu, la voûte céleste dit l’œuvre de ses mains » (Ps 19.2). L’apôtre Paul a ajouté: « En effet, ce qui chez lui est invisible – sa puissance éternelle et sa divinité – se voit fort bien depuis la création du monde, quand l’intelligence le discerne par ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables » (Rm 1.20).

Il est également étonnant de réfléchir au pouvoir de restauration de Dieu qui se manifeste dans les mystérieux processus de guérison de notre monde. En effet, « Dieu possède un pouvoir de guérison qui s’exerce à travers la nature entière. Si un arbre est coupé, si un être humain est blessé, ou ses os fracturés, la nature entreprend immédiatement de réparer le mal. Avant même que le besoin ne s’en fasse sentir, les puissances de restauration sont prêtes. Dès qu’un coup est porté, toutes les énergies se concentrent pour guérir la blessure » — Ellen G. White, Éducation, Doral, Floride, éditions IADPA, 2013, chap. 12, p. 101.

Aussi belle et enrichissante que puisse être la nature, elle révèle non seulement la puissance et l’amour de Dieu, mais aussi la présence du mal (voir Gn 3.14-19, Mt 13.24-30). Ce message ambigu ne peut être correctement compris qu’à la lumière de la révélation particulière de Dieu, à la fois en Jésus-Christ, la Parole incarnée de Dieu, et dans la Bible, la Parole écrite de Dieu qui témoigne de lui (Jn 5.39).

Les Écritures sont le récit inspiré des messages que Dieu adresse à tous les êtres humains à travers les âges. Elles nous parlent de la création du monde et de sa chute tragique, ainsi que du plan de rédemption extraordinaire de Dieu et de la restauration finale de la planète Terre. Aussi brefs et précis que puissent être certains récits bibliques, ils sont toujours fiables, car c’est Dieu qui nous parle à travers eux (voir 2 T 3.16, 2 P 1.19-21).

Bien que la nature témoigne clairement de la puissance et de l’amour du Créateur, pourquoi avons-nous encore désespérément besoin de la Parole écrite? Que nous dit la Parole que la nature ne nous dit pas?

Lundi · 26/10/2026

Le mécanisme de l’inspiration

De nombreux livres et écrits, et pas seulement la Bible, nous ont été transmis à travers les âges. Et pourtant, nous considérons la Bible comme la Parole de Dieu. Qu’est-ce qui la distingue des autres écrits?

Lisez 2 Timothée 3.15-17 et Jacques 1.17. Quel message important doit-on retirer de ces versets?

Il existe un débat quant à la meilleure traduction de 2 Timothée 3.16, mais la plupart des traductions de la Bible rendent ce passage de manière similaire, soulignant que toute la Bible est d’origine divine (2 P 1.20, 21). Un commentateur biblique explique: « il semble plus probable que Paul envisage ici l’Écriture dans son ensemble. Il dit que l’ensemble de l’Écriture, et non chacun de ses passages, est utile pour enseigner, réfuter, corriger et former à la justice » — G. W. Knight III, The Pastoral Epistles: A Commentary on the Greek Text [Les Épîtres pastorales: un commentaire du texte grec], Grand Rapids, Michigan, Eerdmans, 1992, p. 445.

Mais comment comprendre l’inspiration à l’origine de la Bible? Nous devons reconnaître que l’inspiration prophétique est l’aide apportée par le Saint-Esprit aux vrais prophètes afin qu’ils transmettent de manière fiable les messages divins. Il les aide, non seulement à recevoir les messages, mais aussi à communiquer clairement ces messages à leurs destinataires.

Les messages de Dieu ont été transmis par des visions et des rêves (Nb 12.6; Es 6.1, 8), des témoins oculaires (1 Jn 1.1-3), des recherches historiques inspirées par l’Esprit (Lc 1.1-3) et des impressions de divines dans les pensées (2 P 1.21). Quels que soient les moyens utilisés par le Saint-Esprit, les prophètes et les auteurs bibliques ont reçu des messages objectifs, et non subjectifs, à partager. Autrement dit, les messages de Dieu ne devaient pas être altérés ou déformés de quelque manière que ce soit par ses messagers, même s’ils utilisaient leurs propres mots pour les exprimer.

Pour communiquer leurs messages à leur public d’origine, les prophètes pouvaient parler (2 P 1.19-21), écrire (Jn 20.30, 31), ou même passer par une mise en scène (Ez 4.1-8).

De nombreuses questions subsistent quant à la manière dont la Bible a été inspirée, ou quant au fonctionnement général de l’inspiration. Cependant, pourquoi est-il si important de croire en la Bible comme étant la Parole inspirée de Dieu, indépendamment des zones d’ombres sur la manière dont elle a été écrite?

Mardi · 27/10/2026

Des messages oraux

Lisez 2 Pierre 1.18-21. Quelle assurance avons-nous que les messages oraux transmis par les prophètes de Dieu étaient aussi inspirés et fiables que les messages écrits?

Dieu s’est adressé à Adam et Ève avant la chute (Gn 2.16, 13-17) et après (Gn 3.9-19). Dans les deux cas, le couple avait parfaitement compris ses paroles. Sa voix s’est également fait entendre clairement au Sinaï (Ex 20.1-20), ainsi que lors du baptême et de la transfiguration de Jésus (Mt 3.17, Mt 17.5). Nous pouvons mal interpréter les paroles des autres lorsqu’ils s’adressent à nous. Mais, assurément, lorsque Dieu parle à quelqu’un, il n’y a ni malentendu ni tromperie.

La Bible affirme que « Dieu parla à Moïse et lui dit: « Je suis le seigneur (yhwh) » (Ex 6.2). De nombreux auteurs bibliques ont reconnu avoir entendu la voix de Dieu. Ce fut le cas, par exemple, d’Ésaïe (Es 8.1, 11), de Jérémie (Jr 1.4, 9, 11) et d’Ézéchiel (Ez 3.16, Ez 56.1). Toute tentative de nier ces affirmations et d’autres similaires finit par remettre en question l’honnêteté des prophètes et la fiabilité de la Bible elle-même.

Tout comme Dieu s’adressait aux prophètes dans un langage humain intelligible, les prophètes s’adressaient à leur public respectif. Par exemple, Noé était un véritable prophète de Dieu et un fidèle « héraut de la justice » (2 P 2.5). Il n’a rien écrit dans la Bible, mais il a transmis oralement le message de Dieu à ses contemporains, et son message n’était pas moins inspiré que les écrits des prophètes canoniques.

Plusieurs autres prophètes, dont Nathan, Élie, Élisée et Jean le Baptiseur, n’ont jamais écrit une seule ligne de la Bible. Mais ils ont également transmis leur message par oral.

Et qu’en est-il de Jésus-Christ lui-même? L’évangile mentionne que pendant son ministère terrestre, il « se mit à écrire avec le doigt sur la terre » (Jn 8.6). C’est tout.

Nous n’avons aucune trace écrite de Jésus. Mais il enseignait et prêchait oralement « comme quelqu’un qui a de l’autorité » (Mt 7.29). Certains de ses auditeurs ont même confessé: « Jamais un homme n’a parlé ainsi » (Jn 7.40, 46). Jésus était avant tout quelqu’un qui communiquait oralement les messages de Dieu. Pour autant, même sans avoir écrit aucun livre de la Bible, ses messages faisaient autorité.

Comme il est fascinant que Dieu ait des prophètes qui n’ont pas écrit un seul mot de la Bible. Pourquoi ces prophètes non-canoniques font-ils également autorité?

Mercredi · 28/10/2026

Des messages écrits

Certains discours célèbres ont profondément marqué la vie des gens, et ont même changé le cours de l’histoire. Si ces discours n’avaient pas été consignés par écrit, leurs paroles se seraient estompées ou auraient été déformées avec le temps. Ainsi, l’écrit confère une permanence à la parole, et cette permanence permet au message d’être transmis dans le temps.

Peu après que les Israélites ont quitté l’Égypte et vaincu les Amalécites, Dieu a demandé à Moïse d’« écrire cela dans le livre, pour qu’on s’en souvienne » (Ex 17.14). À partir de Moïse, auteur des cinq premiers livres de la Bible, et du Psaume 90 et du livre de Job, le Saint-Esprit a guidé les prophètes canoniques pour qu’ils produisent les écrits qui composent aujourd’hui les 66 livres de la Bible.

Lisez Exode 17.14; Jean 20.30, 31; 1 Corinthiens 10.11 et Apocalypse 1.19. Pour quelles raisons Dieu a-t-il demandé à ses prophètes de mettre par écrit les messages qu’il leur transmettait?

Les différents livres de la Bible reflètent le style littéraire et les aptitudes de leurs auteurs respectifs. Comme nous le verrons dans l’étude de la semaine prochaine, les nuances personnelles et les styles variés de chaque auteur n’enlèvent rien à leurs messages, car il n’y a pas de « degrés » d’inspiration. Certaines parties de la Bible s’appliquent naturellement davantage à notre vie et à notre foi aujourd’hui que d’autres. Mais cela ne veut pas dire que certaines parties de la Bible sont plus inspirées que d’autres.

Parfois, les auteurs bibliques ont consigné par écrit les messages inspirés qu’ils avaient d’abord transmis oralement, eux-mêmes ou par l’intermédiaire d’un associé de confiance. Dans le livre du Deutéronome, Moïse a consigné les derniers discours qu’il a prononcés devant les Israélites avant sa mort. Les quatre évangiles rapportent bon nombre des sermons et des enseignements de Jésus pendant son ministère terrestre.

Mais il existe aussi des cas où les prophètes ont cité des sources non inspirées (Ac 17.28, 1 Co 15.33, Tt 1.12) et même les paroles de Satan (Gn 3.1-5, Mt 4.1-11).

N’oublions pas que lorsque les prophètes ont consigné les sentiments et les désirs d’autres personnes, ils ont également exprimé leurs propres réactions humaines (voir Dn 8.27; Ap 22.8, 9). De plus, la Bible décrit de bons exemples à imiter, mais aussi de mauvais exemples à éviter (1 Co 10.1-11).

Lorsque nous lisons la Bible, nous devons garder à l’esprit que, même si elle n’est pas écrite dans un langage parfait, elle véhicule un message infaillible qui résistera à l’épreuve du temps.

Jeudi · 29/10/2026

Représentations, symboles, paraboles

La Bible regorge d’images saisissantes et de métaphores. Par exemple, tout le système sacrificiel de l’Ancien Testament, avec ses autels patriarcaux, le tabernacle mosaïque et le temple de Jérusalem, était une représentation symbolique du sacrifice expiatoire du Christ sur la croix et de son sacerdoce céleste (He 8.1-6).

Dans les prophéties de Daniel, les royaumes et les puissances du monde étaient représentés par les différentes parties d’une grande statue (Dn 2.31-45), divers animaux et cornes (Daniel 7 et 8) et deux rois (Daniel 11). Des représentations similaires apparaissent également dans le livre de l’Apocalypse, comme dans le cas des deux bêtes du chapitre 13.

Dans ses enseignements, Jésus s’est présenté, par exemple, comme le pain de vie (Jn 6.35, 41-58), la lumière du monde (Jn 8.12, Jn 9.5) et le vrai cep (Jn 15.1-8). Et à travers la parabole du semeur (Mt 13.1-9, 18-23) et plusieurs autres (Mt 13.24-52, etc.), Jésus a illustré la nature et la croissance de son royaume.

Lisez Ézéchiel 4.1-8. À votre avis, pourquoi Dieu a-t-il non seulement parlé verbalement, mais a également mis en scène certains de ses messages?

Dans Ézéchiel 4.1-8, Dieu demande au prophète de fabriquer une maquette miniature de Jérusalem et de s’allonger, d’abord sur son côté gauche pendant 390 jours, pour représenter la maison d’Israël, puis sur son côté droit pendant 40 jours, pour représenter la maison de Juda. Autre expérience métaphorique: le mariage d’Osée avec Gomer, une prostituée, pour représenter l’infidélité spirituelle d’Israël envers Dieu (Os 1.2-9).

Les expériences d’Ézéchiel et d’Osée semblent aujourd’hui assez choquantes. Mais c’était précisément le but: elles devaient marquer les esprits, non seulement aujourd’hui, mais aussi à l’époque. À une époque où les avertissements des prophètes étaient ouvertement rejetés (voir 2 Ch 36.15-21), le dernier acte de miséricorde divine consistait à alerter de manière saisissante le peuple sur sa véritable condition afin de l’amener à une repentance sincère. Une telle représentation métaphorique aurait certainement dû leur montrer à quel point ils devaient prendre au sérieux l’avertissement de Dieu.

Quel genre de représentation métaphorique quelqu’un pourrait-il faire aujourd’hui pour nous avertir, disons, sur notre condition laodicéenne? <span class="bible-ref">(Voir Ap 3.14-18)</span>

Vendredi · 30/10/2026

Ellen White à propos de la révélation et de l’inspiration

Les adventistes du septième jour croient qu’Ellen White était inspirée par Dieu. Ses écrits, sa vie et son ministère remplissent les critères d’un véritable prophète. Elle possédait la même qualité d’inspiration que les prophètes de la Bible, même si elle n’a jamais considéré ses écrits comme équivalents aux Écritures. Au contraire, Ellen White a toujours exalté la Bible. Mais comment comprenait-elle les révélations prophétiques que Dieu lui avait faites et le mécanisme de son inspiration?

Premièrement, Ellen White a toujours considéré la Bible comme la révélation autoritaire et infaillible de Dieu. La Bible révèle la vérité divine et le plan du salut pour l’humanité déchue. Pour ce faire, Dieu utilise des prophètes pour communiquer ses messages.

Deuxièmement, Ellen White reconnaissait que l’inspiration impliquait une interaction entre Dieu et l’homme. Dieu communiquait ses messages, mais le prophète transmettait ensuite les instructions divines avec ses propres mots. Comme l’a expliqué Ellen White: « Ce ne sont pas les mots de la Bible qui sont inspirés; ce sont les hommes. L’inspiration agit non pas sur les mots ou les expressions, mais sur l’auteur lui-même, à qui le Saint-Esprit communique des pensées. […] L’Esprit divin se répand. Il s’unit à l’esprit de l’homme, si bien que les déclarations de l’homme sont la Parole de Dieu » — Ellen G. White, Messages choisis, vol. 1, chap. 1, p. 24. En ce qui concerne les visions et les rêves prophétiques, Ellen White considérait « l’inspiration de la pensée » comme une union entre la révélation divine et l’expérience humaine. Elle a écrit: « Mais la [Bible], où la vérité s’exprime dans le langage des hommes, nous offre une union étroite de la divinité et de l’humanité » — Ibid., chap. 2, p. 24. Dieu a utilisé de nombreux moyens pour faire comprendre son message à ses messagers. Il s’agissait notamment de symboles, de mots et d’idées qui faisaient appel à tous les sens du prophète. L’expérience d’Ellen White était similaire à celle des auteurs de la Bible. Troisièmement, Ellen White a fait remarquer que toutes ses expériences et communications humaines n’étaient pas inspirées. « Il y a cependant des moments où il faut parler de choses ordinaires, parce que des choses ordinaires occupent l’esprit; alors des lettres ordinaires doivent être écrites, contenant des renseignements qui ont passé d’un ouvrier à l’autre. De telles paroles, de tels renseignements ne sont pas donnés sous une inspiration particulière de l’Esprit de Dieu » — Ibid., p. 44. Il est important de comprendre cette distinction lorsque nous lisons et nous référons à ses écrits et à ses expériences, en particulier sa correspondance et ses journaux intimes. Connaître la conception qu’Ellen White avait de la révélation et de l’inspiration nous aide à éviter les écueils et à lire ses conseils avec prudence et compréhension.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur 🔗.