La puissance de la résurrection du Christ
title: La puissance de la résurrection du Christ
date: 15/08/2026
Étude de la semaine
1 Corinthiens 15 ; Luc 24.44-47 ; Apocalypse 20.5, 6 ; Colossiens 2.12 ; 2 Timothée 1.12 ; 1 Thessaloniciens 4.13-17.
Verset à mémoriser
Comme il est fascinant de constater que, même à son époque, Paul devait faire face à ceux qui niaient la résurrection des morts. Après tout, les gens de l’époque voyaient bien ce que la mort faisait au corps humain. Ils savaient comment le cadavre se décomposait pour redevenir poussière, et enfin disparaître. Et ils savaient aussi que les gens sont morts depuis longtemps. En fait, la plupart des gens sont morts depuis bien plus longtemps que la durée de leur vie.
La résurrection des morts ne leur semblait pas plus plausible à l’époque qu’aujourd’hui, du moins d’un point de vue humain. C’est certainement une question que Paul abordait. Et c’était une question cruciale. Si Jésus n’est pas ressuscité, il n’est pas celui qu’il prétendait être, la croix n’a servi à rien et nos péchés n’ont pas été expiés. Il ne nous reste que le désespoir. Mais notre Seigneur est bien ressuscité, il est monté au ciel et il reviendra pour nous ramener chez nous !
Cette semaine, nous nous concentrerons sur 1 Corinthiens 15 et ses enseignements sur la résurrection de Christ. Influencés par la vision du monde païenne qui les entouraient, certains à Corinthe disaient qu’il n’y a pas de résurrection. En réponse, Paul affirme que la résurrection du Christ est notre seul espoir de salut.
Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 22 août.
Proclamer la résurrection du Christ
title: Proclamer la résurrection du Christ
date: 16/08/2026
Paul commence 1 Corinthiens 15 en mettant l’accent sur l’évangile. Il parle de l’évangile : 1° qu’il a prêché aux Corinthiens ; 2° qu’ils ont reçu ; 3° dans lequel ils ont persévéré ; et 4° par lequel ils ont été sauvés (1 Co 15.1, 2). Cette introduction prépare le lecteur à la suite du chapitre et montre à quel point la résurrection du Christ est essentielle à notre salut (voir également Rm 10.9, 10). Sa résurrection est un élément tellement essentiel du message de l’évangile que la nier revient à contredire sa foi en Christ.
Lisez 1 Corinthiens 15.1-4, Luc 24.44-47 et Romains 1.1-4. Qu’ont en commun ces passages ?
Dans 1 Corinthiens 15.1-4, on trouve un résumé du message de Paul. Que l’expression « selon les Écritures » se réfère à des passages particuliers de l’Ancien Testament ou bien à l’Ancien Testament dans son ensemble n’a pas d’importance. La mort et la résurrection de Jésus accomplissent les promesses de Dieu contenues dans l’Ancien Testament.
Lisez 1 Corinthiens 15.2, 11. Pourquoi ces versets placent-ils les concepts de foi et de prédication côte-à-côte ? Quel est le lien entre les deux ?
Tous ceux qui proclament que Christ est ressuscité doivent d’abord croire que sa résurrection est un événement historique. Dans ce cas, 1 Corinthiens 15.5-8 joue un rôle essentiel dans le Nouveau Testament. Ce passage fournit une preuve scripturaire solide que le Christ a été vu par de nombreuses personnes après sa résurrection, et un grand nombre d’entre elles étaient encore en vie au moment où Paul a écrit sa lettre (1 Co 15.6).
En gros, Paul dit : « Allez leur demander vous-mêmes ce qu’ils ont vu. » C’est dire à quel point il était convaincu de la réalité de la résurrection du Christ.
Ces personnes étaient des témoins oculaires. Comme Jésus l’avaient dit d’elles, elles étaient « témoins de ces choses » (Lc 24.48, DRB).
Quelles raisons avons-nous de croire en la résurrection de Christ ? À quelles autres choses, profanes ou sacrées, croyons-nous même si nous ne les avons pas vues personnellement ?
Le Christ ressuscité, notre seul espoir !
title: Le Christ ressuscité, notre seul espoir !
date: 17/08/2026
Dans 1 Corinthiens 15.9-19, Paul explique à quel point les conséquences du déni de la résurrection sont graves et terribles. Sans la résurrection, les croyants n’ont aucun espoir dans le présent, et encore moins dans l’avenir.
Lisez 1 Corinthiens 15.9-19. Que perdons-nous si Christ n’est pas ressuscité ?
Dans l’ensemble, les païens de l’Antiquité ne croyaient pas à la résurrection, en particulier dans le monde grec, où régnait la croyance dans le dualisme corps-âme (à la mort, l’âme s’envole vers l’endroit où les âmes des morts sont censées aller). Paul commence le paragraphe d’1 Corinthiens 15.12-19 par une question rhétorique qui montre sa grande perplexité : « Quoi ? Comment certains d’entre vous peuvent-ils dire qu’il n’y a pas de résurrection des morts ? » (1 Co 15.12, traduction libre de l’auteur). Pour Paul, il est inconcevable de douter de la résurrection, en particulier parce qu’il y avait tant de témoins oculaires (1 Co 15.5-8). Mais pire encore, sans la résurrection, leur espérance est fondée sur un mensonge, et ils sont encore dans leurs péchés.
En fait, il dit que s’il n’y a pas de résurrection des morts, alors 1° Christ n’est pas ressuscité (1 Co 15.13, 16) ; 2° notre prédication est vide (1 Co 15.14, SG21) ; 3° notre foi est également vide (1 Co 15.14, SG21) ; 4° nous sommes de faux témoins (1 Co 15.15) ; 5° notre foi est futile (1 Co 15.17) ; 6° nous sommes encore dans nos péchés, et évidemment, 7° ceux qui sont morts sont perdus (1 Co 15.18).
Sans la résurrection, la prédication et la foi sont toutes deux vides (1 Co 15.14, SG21). Le terme grec traduit par « vide » (ou « vaine ») est kenos. C’est une bonne traduction, mais elle est trop large. Les spécialistes discutent encore pour savoir si kenos signifie « vide » au sens de « dépourvu de vérité » (donc « faux »), « dépourvu de résultats » (donc « sans résultat ni effet ») ou « dépourvu de but » (donc « sans but », « vain »).
Quelle que soit le sens précis du terme, dans un scénario où la résurrection n’existe pas, la foi est décrite comme futile, du grec mataios (1 Co 15.17). Bien que mataios ne soit pas très différent de kenos, l’idée est la suivante : si Jésus n’est pas vivant, la foi est vaine, c’est une illusion, car nos péchés n’ont pas été pardonnés (1 Co 15.17). Nous sommes alors de faux témoins, trompeurs et trompés (1 Co 15.15).
Comment comprendre 1 Corinthiens 15 si les morts vont directement au ciel (ou en enfer) ? Pourquoi la condition des morts est-elle un enseignement si important ?
Le Christ, les prémices
title: Le Christ, les prémices
date: 18/08/2026
Si Jésus n’était pas en vie, toute attente pour l’avenir ne serait qu’illusion (1 Co 15.12-19). « Mais, en réalité, le Christ est revenu d’entre les morts » (1 Co 15.20, BFC). Sa résurrection est un événement historique. Par conséquent, nous pouvons être sûrs que tous ceux qui sont morts en Christ seront ressuscités à son retour (1 Co 15.20-23).
Lisez 1 Corinthiens 15.20-23. Que signifie ce qualificatif de Jésus : les « prémices » ?
La fin de ce présent siècle mauvais sera marquée par la résurrection corporelle de ceux qui sont morts en Christ (1 Co 15.24 ; Ap 20.5, 6). Christ, le dernier Adam, redonnera le royaume au Père en récupérant sa souveraineté sur le monde (1 Co 15.25-28). Le fait que Christ se soumette au Père (1 Co 15.28) doit être compris en fonction de la manière dont Adam et Christ sont présentés l’un par rapport à l’autre. En tant que dernier Adam dans le plan de la rédemption (1 Co 15.45), Jésus se soumet entièrement à la volonté du Père, ce que le premier Adam n’avait pas réussi à faire.
Dans 1 Corinthiens 15.29-34, Paul reprend sa réflexion sur la folie que représente la négation de la résurrection du Christ. Il utilise l’illustration du baptême, car celui-ci est en soi un symbole de l’union du croyant avec Christ dans sa mort et sa résurrection (Rm 6.3, 4 ; Col 2.12). Dans un premier temps, il était insensé de nier la réalité de la résurrection. Mais ce qui est difficile à comprendre, c’est ce que Paul voulait dire par l’expression « baptisés pour les morts » (1 Co 15.29, DRB).
« Différentes suggestions ont été avancées, mais il vaut mieux interpréter cette expression comme faisant référence à la décision de certains de se faire baptiser afin de pouvoir retrouver leurs proches décédés lors de la résurrection. Il se pourrait également que la décision de se faire baptiser ait été une réponse à la vie exemplaire de ceux qui étaient morts dans le Christ. Dans ce cas, il s’agirait de personnes qui ne se font pas baptiser à la placedes morts, mais à cause des morts » — Carl P. Cosaert, Andrews Bible Commentary: New Testament [Commentaire biblique Andrews : Nouveau Testament], « 1 Corinthians » [1 Corinthiens], Berrien Springs, Michigan, Andrews University Press, 2022, p. 1652.
Dans un second temps, il ne servirait à rien de risquer la mort s’il n’y a pas de résurrection (1 Co 15.30-32). Il vaudrait mieux, dans ce cas, profiter des plaisirs de ce monde (1 Co 15.32).
Réfléchissez aux paroles de Paul dans 2 Timothée 1.12. Comment peut-il aussi sûr de l’avenir ? Et nous ?
Le corps ressuscité
title: Le corps ressuscité
date: 19/08/2026
Dans 1 Corinthiens 15.35-39, Paul passe ensuite à un bref discours sur le corps ressuscité. Il commence cette section en posant deux questions : « Comment les morts ressuscitent-ils, et avec quel corps reviennent-ils ? » (1 Co 15.35, COL). On trouve la réponse à ces questions dans 1 Corinthiens 15.36-49.
Lisez 1 Corinthiens 15.36-41. Comment ce passage répond-il aux questions posées dans 1 Corinthiens 15.35 ?
Paul emploie ici trois analogies pour aider ses lecteurs à comprendre ce qui se passe à la résurrection. La première analogie (1 Co 15.36-38) fait remarquer que le corps est comme une graine qui doit d’abord mourir (ou cesser d’être une graine) afin de pouvoir devenir miraculeusement une plante. L’enseignement est clair : la résurrection est un miracle de Dieu. Ensuite, l’analogie des corps (1 Co 15.39, 40) souligne que, dans ce monde, Dieu a fourni différents types de corps aux animaux et aux humains, adaptés à leur environnement. De même, nos corps seront adaptés aux nouvelles circonstances du monde céleste. Cette idée est poussée plus loin avec l’analogie d’un corps glorieux (1 Co 15.40, 41), qui souligne que la gloire du corps ressuscité dépasse de loin celle du corps qui l’a précédé, notre corps terrestre déchu.
Cette idée peut également être illustrée par quatre contrastes entre notre corps terrestre, ici et maintenant, et le corps ressuscité. Le premier est terrestre, périssable, faible et naturel. Le second, quant à lui, est céleste, impérissable, puissant et spirituel (1 Co 15.40-44). Cela ne signifie pas pour autant qu’il n’y a pas de continuité entre les deux. L’utilisation par Paul du terme grec sōma (« corps ») pour désigner à la fois le corps enseveli et le corps ressuscité montre une continuité. À l’inverse, les quatre contrastes ci-dessus montrent également une discontinuité. Nos nouveaux corps (gloire à Dieu) ne seront pas les corps affaiblis que nous avons actuellement.
Paul n’associe pas le terme « spirituel » à une existence immatérielle. Ailleurs, il dit que Jésus « transformera notre corps humilié, en le rendant semblable à son corps glorieux » (Ph 3.21, COL). Nous aurons des corps bien réels, mais ils ne se dégraderont pas et ne s’affaibliront pas. Tout ce que nous connaissons actuellement, c’est la dégradation, la maladie et la mort, alors il nous est difficile d’imaginer une vie sans ces choses. Pourtant, c’est ce qui nous est promis en Jésus.
En quoi l’assurance que nos corps seront transformés à la perfection nous aide-t-elle à faire preuve de résilience face à nos limites physiques actuelles ?
La victoire finale sur la mort
title: La victoire finale sur la mort
date: 20/08/2026
Lisez 1 Corinthiens 15.54-57. Que nous apprend ce passage sur notre victoire ultime sur la mort ?
Paul commence le dernier paragraphe dans 1 Corinthiens 15 par une déclaration qui peut intriguer : « la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu » (1 Co 15.50). De nombreux lecteurs de la Bible utilisent cette déclaration pour affirmer que Paul défend une existence immatérielle au ciel. Mais le contexte indique le contraire. Le parallélisme de 1 Corinthiens 15.50 suggère que « chair et sang » est parallèle à « corruption », tout comme « le royaume de Dieu » est parallèle à « impérissable ». Tout comme dans 1 Corinthiens 15.42-49, Paul oppose ici le corps actuel (voire la dépouille) au corps ressuscité. Le corps enseveli est marqué par la corruption et la mortalité, tandis que le corps ressuscité est caractérisé par l’incorruptibilité et l’immortalité (1 Co 15.50, 53, 54). En termes simples, Paul dit que nos corps doivent subir une transformation radicale afin d’hériter du ciel.
En bref, Paul utilise les notions de corruption et de mortalité pour faire référence à notre nature pécheresse. Dans les écrits juifs, « chair et sang » est une expression qui désigne l’humanité déchue. C’est pourquoi nos corps doivent être transformés et purifiés de toute imperfection lors de son retour.
Ce n’est que lorsque notre nature pécheresse aura disparu (1 Co 15.54) et que nous aurons vécu l’expérience de la glorification (1 Co 15.51-53, 1 Th 4.13-17) que la proclamation : « La mort a été engloutie dans la victoire » (1 Co 15.54) sera accomplie. Nous entonnerons alors cet hymne conquérant : « Mort, où est ta victoire ? Mort, où est ton aiguillon ? » (1 Co 15.55). Tout cela se produira lors de la seconde venue du Christ (1 Co 15.51, 52). Réfléchissez-y : nous fermons les yeux dans la mort, et la prochaine chose que nous vivrons sera la seconde venue de Jésus, lorsqu’il nous ressuscitera d’entre les morts.
Peu importe quand un croyant est mort, même si c’était il y a des milliers d’années, car « en un instant, en un clin d’œil », il sera rendu à la vie « au son de la dernière trompette. La trompette sonnera, alors les morts ressusciteront incorruptibles et nous, nous serons transformés » (1 Co 15.52, SG21).
Qui ne s’est jamais plaint de la rapidité avec laquelle la vie passe ? D’après notre propre expérience, c’est ainsi que nous percevrons la rapidité avec laquelle se produira la seconde venue de Jésus. Peut-être que notre première pensée à son retour sera : « Eh bien, Seigneur, tu as fait vite ! » Comment cette idée peut-elle nous aider à mieux accepter ce qu’on peut voir comme un « retard » ?
Pour aller plus loin…
title: Pour aller plus loin…
date: 21/08/2026
Lisez Ellen White, « La délivrance » dans La tragédie des siècles.
« La divinité du Christ donne au croyant l’assurance de la vie éternelle. “Celui qui croit en moi vivra”, dit Jésus, “quand même il serait mort ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ?” (Jean 11.26) Ici, le Christ anticipait l’époque de son retour. Alors les justes qui seront morts ressusciteront incorruptibles et les justes qui seront vivants seront transportés au ciel sans passer par la mort. Le miracle que le Christ allait accomplir en relevant Lazare d’entre les morts devait représenter la résurrection de tous les justes » — Ellen G. White, Jésus-Christ, Doral, Floride, éditions IADPA, 2018, chap. 58, p. 481.
« La terre fut fortement ébranlée à la voix du Fils de Dieu qui appelait les saints hors de leurs sépulcres. Ils répondirent à son appel, apparurent revêtus d’une glorieuse immortalité, et s’écrièrent : “La mort est supprimée ; la victoire est complète ! Mort, où est ta victoire ? Mort, où est ton pouvoir de tuer ?” (1 Corinthiens 15.54-55). Alors les saints vivants et les saints ressuscités élevèrent leurs voix et firent entendre un long cri de victoire. Ces corps qui avaient été déposés dans la tombe portant les marques de la maladie et de la mort en sortirent triomphants, pleins de santé et de force. Les saints vivants furent transformés en un instant, en un clin d’œil, et enlevés avec ceux qui étaient ressuscités. Tous ensemble, ils allèrent au-devant du Seigneur dans les airs. Oh ! quelle glorieuse réunion ! Des amis que la mort avait longtemps séparés se retrouvaient pour ne plus jamais se quitter » — Ellen G. White, L’histoire de la rédemption, chap. 61, p. 424.
Questions pour réfléchir
Pensez à ceux qui ont été témoins oculaires de la résurrection du Christ (Ac 1.22, Ac 2.32, Ac 3.15, Ac 4.33, Ac 5.30-32). Comment pouvons-nous, environ deux mille ans après cet événement, être des « témoins » de sa résurrection ?
La résurrection du Christ fait partie intégrante du message évangélique <span class="bible-ref">(1 Co 15.1-4)</span>. Sans la résurrection, la proclamation de la mort du Christ n’aurait aucune importance <span class="bible-ref">(1 Co 15.14)</span>. La mort du Christ elle-même n’aurait aucune importance. Pourquoi ? Qu’indique votre réponse à cette question sur la puissance de la résurrection du Christ ?
Réfléchissez un instant à cette déclaration choc : « Si les morts ne ressuscitent pas, mangeons et buvons, car demain nous mourrons » (1 Co 15.32, COL). Que veut dire Paul ?
En classe, discutez de l’état des morts. Pourquoi 1 Corinthiens 15 n’a-t-il aucun sens si, à leur mort, les sauvés sont immédiatement emmenés au ciel ?