Les dons spirituels
title: Les dons spirituels
date: 01/08/2026
Étude de la semaine
1 Corinthiens 12 ; Éphésiens 4.11-13 ; 1 Corinthiens 13 ; 1 Pierre 4.8-11 ; 1 Corinthiens 14.27 ; Amos 3.7.
Verset à mémoriser
Comme le corps humain, l’Église est une, mais elle compte de nombreux membres, chacun ayant des rôles, des fonctions et des dons différents. Mis en pratique avec amour, ces dons spirituels favorisent un sentiment d’unité qui reflète le caractère du Dieu trinitaire.
Cette semaine, nous étudions 1 Corinthiens 12-14 et ses enseignements sur les dons spirituels. Cette section fait partie d’un ensemble un peu plus vaste, dans lequel Paul traite du comportement attendu du chrétien dans le cadre religieux (1 Corinthiens 11-14). La principale préoccupation de Paul concerne le problème des rassemblements désordonnés. Sa réponse à ce problème est que l’Église est un corps dont les membres ont des fonctions différentes qui contribuent à « l’édification du corps de Christ » (Ep 4.12, SG21). En bref, Dieu a donné à l’Église des dons spirituels afin de favoriser l’unité à travers la diversité.
Il est certain que Paul a toujours à l’esprit le problème des divisions abordé dans les quatre premiers chapitres de la première épître aux Corinthiens. L’unité en Christ était la réponse au manque d’accord entre les membres d’église. Il développe maintenant cette idée en présentant sa conception du rôle des dons spirituels. D’après lui, l’unité en Christ et en l’Esprit est le seul moyen d’éviter les schismes.
Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 8 août.
Diversité de dons
title: Diversité de dons
date: 02/08/2026
Paul introduit un nouveau sujet dans 1 Corinthiens 12.1, avec la formule « pour ce qui concerne ». Nous ne savons pas avec certitude s’il parle des « dons spirituels » ou des « personnes spirituelles », car l’expression grecque tōn pneumatikōn permet les deux interprétations. L’interprétation « dons spirituels » est cependant préférable à la lumière de 1 Corinthiens 12.4, où Paul fait clairement référence aux dons spirituels. Dans 1 Corinthiens 12.2, 3, Paul souligne que le premier don de l’Esprit, c’est confesser avec assurance que Jésus est Seigneur (1 Co 12.2, 3). À l’époque du Nouveau Testament, dire que Jésus était Seigneur revenait à dire que César ne l’était pas (Ac 17.7 ; voir également Jn 19.12, 15). Une telle profession de foi était considérée comme une sédition contre le pouvoir impérial et était donc punie de mort.
Jésus et Paul ont souligné que la foi en Dieu, même face à la persécution et aux menaces de mort, est un don de l’Esprit. En fait, la foi est le don le plus fondamental. Il n’est donc pas surprenant que la foi apparaisse en premier sur la liste d’1 Corinthiens 13.13. Le fait que la foi soit un don spirituel est clairement indiqué par la déclaration de Paul dans 1 Corinthiens 12.9. Cependant, il existe de nombreux autres dons. Le fait que le Saint-Esprit distribue les différents types de dons « à chacun en particulier comme il le décide » (1 Co 12.11) prouve qu’ils sont tous nécessaires.
Lisez 1 Corinthiens 12.1-6. Quel est le point central de ce passage ?
La répétition du mot « diversité » souligne la multiplicité des dons. Ce que Paul appelle « dons spirituels » dans 1 Corinthiens 12.1 (COL) est développé dans les versets 4 à 6, sous trois angles différents (SEM) : les « dons » (charisma), les « services » ou « ministères » (diakonia) et les « activités » (energēma). Bien que ces mots aient des significations différentes, il est important de ne pas établir de distinction précise entre eux en raison du parallélisme du passage. Il convient également de noter que les dons spirituels sont destinés à promouvoir l’unité fondée sur le caractère trinitaire de Dieu (voir également Ep 4.8-11). Si l’Esprit accorde des dons aux croyants, c’est Dieu qui leur donne le pouvoir de servir le Christ dans la communauté des croyants (1 Co 12.5-6). Chaque croyant reçoit des dons à titre individuel (1 Co 12.11), mais ceux-ci doivent profiter à la communauté des croyants dans son ensemble.
Remarquez comment Paul met de nouveau l’accent sur l’unité. Pourquoi est-ce si important pour l’Église ?
L’unité dans la diversité
title: L’unité dans la diversité
date: 03/08/2026
Le vocabulaire de l’unité présenté dans 1 Corinthiens 12.4-6 (« le même Esprit », « le même Seigneur » et « le même Dieu ») est développé dans le reste du chapitre 12. Paul utilise des expressions comme : « un seul et même Esprit » (1 Co 12.11), « le corps est un » (1 Co 12.12), « un seul corps » (1 Co 12.12, 13, 20), « un seul Esprit » (1 Co 12.13 [deux fois]), « le même souci des autres » (1 Co 12.25, SEM).
Parallèlement au concept d’unité, Paul souligne la diversité des membres du corps du Christ à travers des expressions comme : « plusieurs membres » (1 Co 12.12, 20, COL), « nous avons tous été baptisés » (1 Co 12.13, SG21), « pas un seul membre, mais plusieurs » (1 Co 12.14, COL), « tout le corps » (1 Co 12.17), « chacun des membres » (1 Co 12.18, COL), « les membres du corps » (1 Co 12.22, 23, COL), « tous les membres » (1 Co 12.26, COL). Cette insistance à la fois sur l’unité et la diversité indique que les dons spirituels visent à promouvoir l’unité à travers la diversité.
Cette unité dans la diversité doit refléter le caractère de Dieu. Le Père est une personne, le Fils est une autre personne, et le Saint-Esprit en est une autre. Les trois conservent leur individualité tout en travaillant ensemble pour édifier l’Église et lui donner les moyens d’accomplir sa mission (1 Co 12.4-6, Ep 4.11-13).
Lisez 1 Corinthiens 12.12-31. Pourquoi l’analogie avec le corps composé de nombreuses parties est-elle appropriée pour représenter l’Église et ses membres ?
Dans 1 Corinthiens 12, on a cette idée centrale : bien que les membres du corps soient individuellement très différents les uns des autres (1 Co 12.15-20), ils sont tous interdépendants (1 Co 12.21-26). Les pieds dépendent des yeux pour voir où ils doivent marcher ; à leur tour, les yeux ne peuvent rien toucher, seules les mains le peuvent. De même, l’idée que certains membres seraient plus faibles (1 Co 12.22) ou moins honorables (1 Co 12.23) que d’autres n’est qu’une impression, car tous sont nécessaires (1 Co 12.22).
Malheureusement, les Corinthiens avaient tendance à valoriser certains dons au détriment d’autres. Pour qu’ils évitent de commettre cette erreur, Paul attire leur attention sur l’amour, qui est « une voie par excellence » (1 Co 12.31, COL). En d’autres termes, quel que soit le don, il est agréable à Dieu s’il est pratiqué avec sagesse et amour.
Voyez la liste de dons dans 1 Corinthiens 12.8-10, 28 ; Romains 12.6-8 et Éphésiens 4.11. Quel est votre don ? Comment l’employer pour édifier le corps de Christ ?
« Une voie par excellence »
title: « Une voie par excellence »
date: 04/08/2026
« L’amour n’est pas un don parmi d’autres. C’est le moyen par lequel tous les dons parviennent à leur but ultime » — Carl P. Cosaert, « 1 Corinthians » [1 Corinthiens] dans Andrews Bible Commentary [Commentaire de la Bible Andrews], édité par Ángel Manuel Rodríguez et al., Berrien Springs, Michigan, Andrews University Press, 2022, p. 1643.
Lisez 1 Corinthiens 13.1-7 et 1 Pierre 4.8-11. Quel est le rôle de l’amour en ce qui concerne les dons spirituels ?
1 Corinthiens 13 enseigne que ce n’est que par l’amour que les dons spirituels peuvent être utilisés à bon escient. Paul commence 1 Corinthiens 13 en faisant allusion aux dons mentionnés dans 1 Corinthiens 12, uniquement pour dire qu’ils sont sans valeur s’ils ne sont pas motivés par l’amour. Ainsi, la connaissance (1 Co 12.8) et la foi (1 Co 12.9), même une foi « qui peut transporter les montagnes » (1 Co 13.2), ne sont rien sans amour (1 Co 13.2). Sans amour, la capacité de parler en langues (1 Co 12.10, 28, 30) se réduit à « une pièce de bronze qui résonne ou une cymbale qui retentit » (1 Co 13.1). Même le don important de prophétie n’est rien sans amour (1 Co 13.2).
Dans 1 Corinthiens 13.4-7, Paul se concentre sur ce qu’est l’amour et ce qu’il n’est pas, ou plus précisément, sur ce que l’amour fait et ce qu’il ne fait pas. Les verbes qu’il a choisis indiquent que l’amour n’est pas tant quelque chose que nous ressentons que quelque chose que nous pratiquons. Ainsi, Paul mentionne que l’amour 1° est patient ; 2° est bon ; 3° se réjouit avec la vérité ; 4° pardonne tout ; 5° croit tout ; 6° espère tout ; 7° endure tout. À l’inverse, l’amour 1° n’a pas de passion jalouse ; 2° ne se vante pas ; 3° ne se gonfle pas d’orgueil ; 4° ne fait rien d’inconvenant ; 5° ne cherche pas son propre intérêt ; 6° ne s’irrite pas ; 7° ne tient pas compte du mal ; 8° ne se réjouit pas de l’injustice.
Ces 15 verbes constituent un guide solide pour adopter un comportement approprié dans la pratique des dons. Il est à noter que cette discussion sur la véritable nature de l’amour se trouve précisément entre 1 Corinthiens 12 et 1 Corinthiens 14, où Paul traite du conflit concernant les dons spirituels. En effet, l’amour est la clé d’une utilisation judicieuse des dons spirituels. L’amour est également placé au même rang que la foi et l’espérance, « mais c’est l’amour qui est le plus grand » (1 Co 13.13).
Pourquoi l’amour occupe-t-il une place centrale dans notre foi ? Quelle meilleure façon de faire l’expérience de l’amour de Dieu qu’en cherchant à refléter cet amour auprès des autres ?
Le don des langues
title: Le don des langues
date: 05/08/2026
Qu’en est-il du don des langues ? Conformément aux cinq manifestations du don mentionnées ailleurs dans la Bible (Mc 16-17 ; Ac 2.1-13 ; Ac 10.44-48 ; Ac 19.6), le don des langues mentionné dans 1 Corinthiens correspond très probablement à la capacité, accordée par l’Esprit, de parler des langues étrangères.
Paul mentionne le don des langues dans la liste des dons dans 1 Corinthiens 12.8-10 (voir également 1 Co 12.28, 30 ; 1 Co 13.1, 8). Cependant, il y fait référence à plusieurs reprises dans 1 Corinthiens 14. En effet, le mot grec glōssa (« langue ») apparaît plus de vingt fois dans 1 Corinthiens 12-14, dont quinze fois rien que dans 1 Corinthiens 14. En outre, le mot grec heteroglōssos (« autre langue ») apparaît également dans 1 Corinthiens 14.21. Ce nombre élevé de références au don des langues indique que cette question préoccupe particulièrement Paul. L’utilisation abusive de ce don par l’église de Corinthe a causé du désordre et de la confusion dans le culte public (1 Co 14.23, 27, 33, 40).
Lisez 1 Corinthiens 14.5, 13, 26, 27 et 1 Corinthiens 12.10, 30. Quelle instruction particulière Paul donne-t-il au sujet du don des langues ?
La raison pour laquelle le don du parler en langues doit aller de pair avec celui de les interpréter, c’est que les langues doivent être intelligibles (1 Co 14.9). Dans le cas contraire, il n’y a aucun intérêt à utiliser ce don (1 Co 14.6). Cela explique pourquoi Paul accorde tant d’importance à l’interprétation et à la compréhension. De toute évidence, il ne critique pas le don des langues en soi, mais plutôt, comme nous le verrons demain, l’importance excessive que les Corinthiens lui accordaient, ce qui les conduisait à négliger le don de prophétie.
À ce stade, il est important de noter que, bien que Paul ait souhaité que tous les Corinthiens puissent parler des langues étrangères (1 Co 14.5), il ne s’attendait pas à ce que cela se produise (1 Co 12.10). Ainsi, l’idée selon laquelle « tous doivent parler en langues avant de prétendre au baptême dans le Saint-Esprit est une perversion de l’enseignement de Paul dans 1 Corinthiens 12 et 14. » — Raoul Dederen, Handbook of Seventh-day Adventist Theology, édition numérique, vol. 12 de Commentary Reference Series (Hagerstown, MD : Review and Herald Publishing Association, 2001), p. 620.
Y a-t-il dans votre église des personnes qui parlent d’autres langues ? Comment peuvent-elles utiliser cette capacité pour atteindre d’autres personnes pour le Christ ? Comment cette idée peut-elle nous aider à comprendre la véritable nature des langues dont parle Paul ?
Le don de prophétie
title: Le don de prophétie
date: 06/08/2026
Le don de prophétie occupe une place prépondérante dans la discussion de Paul sur les dons spirituels. Il est intéressant de noter que le don de prophétie est généralement mentionné avant le don des langues (1 Co 12.10, 28 ; 1 Co 13.8). Lorsque le don des langues est mentionné en premier, c’est uniquement pour souligner son importance relative par rapport au don de prophétie (1 Co 14.4, 5, 6, 22).
Lisez Éphésiens 4.11-13 et 1 Corinthiens 14.3, 4. Que disent ces passages sur l’objectif des dons spirituels en général, et du don de prophétie en particulier ?
Le don de prophétie a pour but d’édifier, d’exhorter et de consoler (1 Co 14.3, COL ; comparer avec Ac 2.15, 32). La prophétie ne consiste donc pas tant à prédire l’avenir qu’à indiquer comment vivre dans le présent. Le verbe grec prophēteuō peut signifier soit « dire quelque chose à l’avance », soit « dire quelque chose au nom de quelqu’un d’autre. » Par exemple, le premier sens apparaît dans Actes 2.29-31 (comparer avec Amos 3.7), où l’idée que David est un prophète est expliquée comme une « prévision. » Le second sens apparaît dans Actes 15.32, où Judas et Silas sont identifiés comme des prophètes. Leur « prophétie » consistait toutefois à encourager et à affermir « les frères par de nombreux discours. »
Dans Éphésiens 4.11-13, nous apprenons que les dons spirituels n’ont pas cessé à l’époque apostolique. Ils doivent rester jusqu’à la fin (Actes 2.39). Cependant, si quelqu’un prétend être prophète, il doit être évalué à la lumière des Écritures. D’une manière générale, quatre règles doivent être respectées. Premièrement, les prophéties doivent s’accomplir (Dt 18.22 ; Jr. 28.8, 9). Deuxièmement, le message doit être en accord avec celui des prophètes précédents (Dt 13.1-3, Es 8.20). Troisièmement, la vie quotidienne du prophète doit démontrer un engagement envers le Christ (1 Jn 4.1-3). Quatrièmement, Jésus a dit que les faux prophètes seraient reconnus à leurs fruits (Mt 7.15-20). Cela vaut également pour les vrais prophètes.
Le livre de l’Apocalypse indique que le don de prophétie est une caractéristique distinctive de l’Église du reste (Ap 12.17, Ap 19.10). En tant qu’adventistes du septième jour, nous croyons que le don de prophétie a été accordé à Ellen White et qu’il se reflète dans ses écrits.
Quelles raisons avons-nous de croire au don prophétique d’Ellen White ? Quelles questions subsistent au sujet de son rôle et de son autorité ?
Pour aller plus loin…
title: Pour aller plus loin…
date: 07/08/2026
Lisez Roswell F. Cottrell, « Spiritual Gifts » [Dons spirituels], dans Ellen G. White, Spiritual Gifts, vol. 1.
« Que les hommes se mettent au travail, confiants dans le Seigneur, et il les accompagnera, convainquant et convertissant les âmes. Un ouvrier peut être un orateur né, un autre un écrivain né, un autre peut avoir le don de la prière sincère, fervente et ardente, un autre le don du chant. Un autre encore peut avoir la faculté d’expliquer la parole de Dieu avec clarté. Et chaque don doit devenir une puissance pour Dieu, car lui-même coopère avec l’ouvrier. À l’un, Dieu donne la parole de sagesse, à un autre la connaissance, à un autre encore la foi. Mais tous doivent travailler sous la même direction. La diversité des dons conduit à une diversité d’opérations, «mais c’est le même Dieu qui opère tout en tous» (1 Co 12.6). »
« Que personne ne méprise les dons soi-disant mineurs. Que tous se mettent au travail. Que personne ne croise les bras dans l’incrédulité parce qu’il pense ne pouvoir accomplir aucune œuvre puissante. Cessez de regarder à vous-même. Regardez à votre chef. Avec douceur, sincérité et amour, faites ce que vous pouvez. » — Ellen G. White, dans The Advent Review and Sabbath Herald, 12 avril 1906.
« Nous avons tous besoin de l’aide que nous pouvons recevoir d’autres intelligences. Dieu travaillera dans d’autres esprits que les nôtres. Les dons variés donnés à chacun doivent s’allier harmonieusement «pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ.» Il y aura toujours des obstacles devant nous, mais nous devons suivre notre Chef, et faire face à nos difficultés d’un front uni, la main dans la main. » — Ellen White, Levez vos yeux en haut, p. 133.
Questions pour discuter:
Réfléchissez un instant au don de prophétie. Pourquoi la prophétie est-elle plus importante que les langues si elles ne sont pas interprétées ? Si nécessaire, relisez 1 Corinthiens 14 pour reprendre les arguments de Paul.
En classe, parlez de la vie et du ministère d’Ellen White et des raisons qui font que notre Église croit qu’elle a manifesté le don de prophétie. Quelles grandes bénédictions ce don apporte-t-il à l’Église ? Quels sont également les défis à relever pour savoir comment utiliser au mieux ce don ?
Pensez à trois à cinq personnes qui vous aiment sincèrement. Comment savez-vous que leur amour pour vous est sincère ? Cela vous éclaire-t-il sur les raisons pour lesquelles Paul a tant parlé de l’amour dans son exposé sur les dons spirituels ?
Aussi important que soit l’amour, pourquoi ne devrait-il pas être le seul critère pour juger si quelqu’un dit la vérité et mérite d’être écouté ?