L’unité en Christ
title: L’unité en Christ
date: 11/07/2026
Étude de la semaine
1 Corinthiens 1.12-17 ; Romains 1.29 ; 1 Corinthiens 1.10 ; 1 Corinthiens 3.1-4 ; Philippiens 2.5-8 ; 2 Corinthiens 11.23-28 ; Colossiens 1.24.
Verset à mémoriser
Si vous vous intéressez aux animaux, vous savez que certains vivent en meutes, en hardes, en groupes, tous de différentes tailles. Des loups (bien sûr) aux dauphins en passant par les fourmis légionnaires, ces animaux font corps. Les chimpanzés sont bien connus pour leurs liens sociaux très étroits, et vivent parfois en groupes de 15 à 150 individus. Cependant, ces relations ne sont pas toujours harmonieuses, et il arrive que les chimpanzés se battent entre eux.
Les êtres humains sont un peu comme ça aussi ; c’est-à-dire qu’ils ont non seulement tendance à vivre en groupe, mais au sein de ces groupes, ils se battent parfois entre eux. Et c’est une réalité même dans nos églises ! Des clans se forment, souvent autour d’un leader charismatique. Et, pire encore, il arrive parfois qu’un clan ne s’entende pas avec les autres.
Avez-vous déjà été témoin de ce phénomène dans votre église ?
Si c’est le cas, vous avez alors une idée du problème auquel Paul était confronté à Corinthe. Cette semaine, nous allons examiner 1 Corinthiens 1-18, où l’apôtre Paul traite du problème des querelles dans l’église et de la manière de les surmonter, à savoir par l’unité en Christ.
Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 18 juillet.
Le problème des clans dans l’église
title: Le problème des clans dans l’église
date: 12/07/2026
L’appel de Paul « qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous, mais soyez parfaitement unis dans le même état d’esprit et dans la même pensée » (1 Co 1.10, SG21) domine les quatre premiers chapitres de la première épître aux Corinthiens. En fait, la plupart des érudits s’accordent à dire que l’unité est le thème global qui relie toutes les parties de la lettre.
Lisez 1 Corinthiens 1.12-17. Comment ce passage nous aide-t-il à comprendre combien il est absurde de former des clans autour de leaders locaux ? Quelle est la solution de Paul ?
Paul emploie des mots très forts pour décrire le manque d’unité parmi les membres de l’Église à Corinthe. Il utilise les termes grecs schisma (« division », 1 Co 1.10) et eris (« dispute », 1 Co 1.11). Le nom schisma (ainsi que le verbe schizō, « diviser ») apparaît ailleurs dans le Nouveau Testament pour décrire les différences d’opinion donnant lieu à des clans. Le nom eris (« dispute »), lui, apparaît fréquemment dans les listes de vices dont les chrétiens doivent se garder.
Lisez Romains 1.29, Romains 13.13, 1 Corinthiens 3.3, 2 Corinthiens 12.20 et Galates 5.20. Quels autres péchés apparaissent aux côtés d’eris (« dispute », « conflit ») ? Qu’est-ce que cela nous apprend sur sa gravité ?
Les désaccords au sein de l’église de Corinthe éclataient au grand jour, allant même jusqu’à donner lieu à des poursuites judiciaires mutuelles (1 Co 6.1-3). « Je le dis à votre honte », leur dit Paul (1 Co 6.5) au sujet de ces procès entre membres d’église. En fait, même quand ils prenaient la Sainte Cène, ils ne mettaient pas leurs différences de côté (1 Co 11.17-22).
Le problème du manque d’unité au sein des membres d’église est terrible, au point où c’est la première question que Paul aborde dans cette lettre aux Corinthiens.
Relisez 1 Corinthiens 1.12-27. Puis réfléchissez à la manière dont ce passage nous aide à comprendre pourquoi les clans sont si dangereux pour l’unité de l’Église. Que peut faire votre église locale pour éviter ce problème ?
Centrés sur Jésus
title: Centrés sur Jésus
date: 13/07/2026
Lisez 1 Corinthiens 1.10. D’après vous, que veut dire Paul par « soyez bien unis, dans la même pensée et dans le même dessein » ?
La formation de clans constituait ici un refus d’allégeance à Christ (1 Co 1.10). Dieu nous a appelés « à la communion de son Fils, Jésus-Christ, notre Seigneur » (1 Co 1.9). Christ est notre Seigneur, et c’est sur lui que nous devons fixer nos regards. Ainsi, la réponse aux questions rhétoriques « Le Christ est-il divisé ? Est-ce Paul qui a été crucifié pour vous, ou bien est-ce pour le nom de Paul que vous avez reçu le baptême ? » (1 Co 1.13) est un « non ! » retentissant. Christ n’est pas divisé. C’est Christ qui a été crucifié pour nous. Nous avons reçu le baptême « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Mt 28.19, COL).
Paul mentionne que nous sommes « le corps du Christ, et chacun de vous est une partie de ce corps » (1 Co 12.27, BFC, italiques pour souligner). Bien que le corps soit constitué de nombreuses parties, chacune ayant sa propre fonction, il n’en reste pas moins un seul corps. Pour que le corps fonctionne correctement, chaque partie doit accomplir son travail selon ses capacités. Cette métaphore indique que Paul vise l’unité, et non l’uniformité. L’unité dans la diversité. Plus encore, il recherche l’unité malgré la diversité.
Cependant, toutes les pensées et toutes les opinions doivent être soumises à Christ, notre Seigneur. Le fait que Christ soit notre Seigneur est un concept tellement important pour Paul qu’il y revient à plusieurs reprises dans l’introduction de la première épître aux Corinthiens (1 Co 1.2, 7, 8, 9, 10). Ainsi, avant d’aborder la question des clans et des dirigeants humains, Paul souligne d’abord que nous avons tous Jésus comme Seigneur. L’Église n’est pas centrée sur des dirigeants humains. Les chrétiens sont centrés sur Jésus.
L’accent mis sur la seigneurie de Jésus dans les premiers versets de 1 Corinthiens nous aide à comprendre ce que Paul voulait dire par ces mots : « Soyez unis dans la même pensée et dans le même dessein » (1 Co 1.10). Le terme grec traduit par « unis » vient du verbe katartizō, qui dénote que quelque chose doit être restauré à son état initial. Lorsque des clans se forment autour de leaders humains, il est nécessaire de restaurer les relations au sein de l’église à leur état initial. C’est possible par l’unité en Christ et la mort à soi-même qu’elle implique.
Au cours des dernières décennies, certaines branches de l’Église adventiste du septième jour ont mis l’accent sur les études bibliques en petits groupes. Quelle est la différence entre les clans et les petits groupes ? Comment pouvons-nous veiller à ce que les petits groupes ne se transforment pas en clans ?
Sagesse et maturité
title: Sagesse et maturité
date: 14/07/2026
Dans l’ensemble, des clans se forment quand les gens ont trop haute opinion des dirigeants humains. Ce phénomène représente une grave menace pour l’unité de l’église et la santé spirituelle des membres. En effet, une vision déformée du ministère chrétien peut conduire une église à accorder une importance excessive à certains dirigeants au détriment des autres. Un tel comportement favorise une atmosphère de compétition qui peut diviser l’église. Plus encore, si nous plaçons des dirigeants humains au centre de notre identité chrétienne, nous risquons d’éloigner le Christ de la place qui lui revient dans nos vies.
Lisez 1 Corinthiens 3.1-4. Comment Paul décrit-il ici l’immaturité spirituelle des Corinthiens ?
Paul affirme clairement que la maturité spirituelle conduit le croyant à apprécier la sagesse de Dieu (1 Co 2.6, 7), qui nous est communiquée par l’Esprit (1 Co 2.13) et qui contraste avec la sagesse de ce siècle (1 Co 2.6), la sagesse humaine (1 Co 2.13). La sagesse de Dieu est dévoilée à la croix du Christ (1 Co 2.1-4). Plus précisément, la sagesse de Dieu est révélée dans la souffrance, la mort et la résurrection du Christ. Ainsi, avant de réitérer son appel à l’unité (1 Co 3.1-17), Paul veut que ses lecteurs reconnaissent la nécessité d’une véritable sagesse et d’une véritable maturité en Christ.
Les chrétiens sages et matures sont des personnes spirituelles, et non charnelles, contrairement aux enfants (1 Co 3.1). Ils comparent les choses spirituelles aux choses spirituelles, car « c’est spirituellement qu’on juge » les choses de l’Esprit (1 Co 2.13 ,14, COL). Les chrétiens sages et matures se nourrissent d’aliments solides, et non de lait (1 Co 3.2 ; comparer avec He 5.12). Le croyant qui « en est au lait n’a pas l’expérience de la parole de justice : c’est un tout-petit. Mais la nourriture solide est pour les adultes, pour ceux qui, par l’usage, ont le sens exercé au discernement du bien et du mal » (He 5.13, 14). Les chrétiens sages et matures ne disent pas : « Je suis de Paul » ou « Je suis d’Apollos » (1 Co 3.4), en référence à différentes personnes.
Après tout, ces personnes sont, comme elles, « les collaborateurs de Dieu » (1 Co 3.9). En tant qu’Église, nous sommes le champ, l’édifice et le temple de Dieu (1 Co 3.9,16-17). Nous appartenons tous à Dieu par le Christ (1 Co 3.11).
Avez-vous déjà été profondément déçu par quelqu’un que vous admiriez beaucoup ? Si vous avez vécu cette expérience, quelles leçons en avez-vous tirées ?
Serviteurs à l’image de Christ
title: Serviteurs à l’image de Christ
date: 15/07/2026
Lisez 1 Corinthiens 4.1, 2. Qu’enseigne ce passage sur la manière dont on doit considérer les dirigeants humains ?
Dans 1 Corinthiens 3.1-4, Paul laisse entendre que les clans résultent d’un manque de maturité spirituelle. Mais avant d’aborder ce sujet, il affirme : « Nous avons la pensée du Christ » (1 Co 2.16). Cette expression fait probablement référence à la manière de penser et d’agir du Christ. En d’autres termes, le croyant a « la pensée du Christ » lorsqu’il pense et agit comme le Christ. Cependant, il n’est pas si facile de mettre cette pensée en pratique dans tous les domaines de la vie. Dans le monde gréco-romain, la concurrence était âpre entre les personnalités politiques, les philosophes, les penseurs et les chefs religieux. Le désir d’être accepté culturellement a apparemment conduit l’église de Corinthe à suivre les normes du monde. Cet écueil représente toujours une menace pour l’Église aujourd’hui.
Lisez Philippiens 2.5-8. En quoi ce texte nous aide-t-il à comprendre l’expression « la pensée de Christ » <span class="bible-ref">(1 Co 2.16)</span> ?
Comme à Corinthe, des divisions faisaient également rage dans l’église de Philippes (Ph 2.1-4), peut-être dans une moindre mesure. Philippiens 2.1-8 nous apprend que si l’on veut être un serviteur à l’image de Christ, il est nécessaire de mourir à soi-même et à ses ambitions égoïstes, et de chercher plutôt à bénir les autres avant nous, comme Jésus.
Serviteurs à l’image du Christ, voilà ce que Paul voulait dire par l’expression « serviteurs du Christ » (1 Co 4.1). Cette expression peut donner l’impression qu’ils servent le Christ en tant qu’assistants ou subordonnés. Il est clair qu’une vision correcte des dirigeants humains repose sur l’exemple de leadership donné par le Christ. Les serviteurs sont en outre décrits comme des « intendants » (1 Co 4.1, 2). Un intendant est une personne à qui l’on a confié la gestion des biens d’autrui. Mais quoi qu’il en soit, tout ce que nous avons appartient à Christ.
Dans la prière, méditez sur le message de Philippiens 2.5-8. Que nous apprend-il sur l’amour désintéressé que Dieu a pour nous ? Comment apprendre à mourir à nous-mêmes afin d’imiter cet amour dans notre propre sphère ?
Un mode de vie qui reflète la Croix
title: Un mode de vie qui reflète la Croix
date: 16/07/2026
Le fait que nous ne devons pas former de clans, en particulier autour des dirigeants humains, ne signifie pas que nous ne devons pas soutenir nos dirigeants. Nous sommes censés apprécier et aider ceux qui dirigent le travail de l’Église. Dieu charge des personnes d’accomplir son ministère sur terre. Les dirigeants d’Église qui mènent une vie reflétant la soumission symbolisée par la croix méritent d’être écoutés et suivis.
Seule la Croix a le pouvoir de renverser toute forme de contrôle manipulateur et la remplacer par la soumission à la Parole de Dieu. Les dirigeants qui reflètent Christ attribuent le succès de leur ministère à Dieu seul. Jésus lui-même rendait gloire à Dieu dans son ministère terrestre (Jn 17.4).
Selon Paul, le ministère chrétien fidèle doit être fondé sur ce que nous pouvons appeler une théologie de la Croix. Par la Croix, Dieu révèle sa sagesse et sa capacité à sauver. En même temps, elle montre aussi que la sagesse humaine est une folie. Dans 1 Corinthiens 4.1-13, Paul dit clairement à quoi ressemble cette théologie de la Croix. D’abord, il indique que c’est Dieu qui établit les standards en matière de leadership chrétien (1 Co 4.1-5). Et deuxième chose, il relève que la souffrance est la marque distinctive du véritable ministère chrétien (1 Co 4. 9, 11-13). Ce deuxième point mérite qu’on s’y attarde davantage.
Lisez 2 Corinthiens 11.23-28 et Colossiens 1.24. D’après ces textes, que signifie souffrir pour Christ ?
Les dirigeants chrétiens suivent les pas de Jésus en étant prêts à souffrir pour leurs frères et sœurs et, si nécessaire, à mourir à cause de leur ministère. Paul dit de lui-même et d’Apollos que ce sont « des condamnés à mort » (1 Co 4.9). Ils sont décrits comme devant affronter le manque de nourriture et d’eau, et comme étant « mal vêtus, exposés aux coups, errant de lieu en lieu » (1 Co 4.11, SEM). En outre, ils étaient également injuriés, persécutés, diffamés et étaient « devenus les déchets du monde, le rebut de tous, jusqu’à maintenant » (1 Co 4.12, 13). D’autre part, en disant ironiquement des Corinthiens qu’ils sont des rois, sages, riches et honorés (1 Co 4.8, 10, SG21), Paul démontre que l’orgueil n’a pas sa place dans un véritable leadership chrétien, car il est source de divisions dans l’église (1 Co 4.6).
Combien avez-vous souffert pour Christ, quel que soit votre rôle dans l’Église ? Quelles leçons tirer de votre réponse ?
Pour aller plus loin…
title: Pour aller plus loin…
date: 17/07/2026
Lisez Ellen White, « La formation des douze », dans Conquérants pacifiques.
« L’unité et la cohésion du petit groupe de croyants fidèles à la vérité de Dieu transmettent au monde la conviction profonde qu’ils détiennent la vérité et qu’ils sont le peuple élu et privilégié de Dieu. Cette unité et cette cohésion déconcertent l’ennemi, qui est déterminé à les détruire. La vérité présente, crue dans le cœur et illustrée dans la vie, rend le peuple de Dieu un et lui confère une influence puissante » — Ellen G. White, Testimonies for the Church [Témoignages pour L’Église, vol. 1, p. 327.
« Dieu se forme un peuple et son désir est qu’il marche en parfaite unité à la lumière de la vérité divine. Le Christ s’est donné lui-même au monde, “afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres”. Cette œuvre de purification a pour but de bannir de l’Église toute iniquité et tout esprit de discorde, afin que les membres édifient au lieu de renverser et concentrent toutes leurs énergies à accomplir la grande œuvre qui leur a été confiée. Dieu veut que tous ses enfants arrivent à l’unité de la foi. Avant d’être crucifié, le Christ pria pour que ses disciples fussent un comme il l’était, lui, avec le Père, afin que le monde crût que le Père l’avait envoyé. Cette merveilleuse et touchante prière a été prononcée en faveur des chrétiens à travers les âges, car elle dit expressément : “Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole” » — Ellen G. White, Témoignages pour l’Église, vol. 1, chap. 83, p. 509-510.
Questions pour discuter:
Vers la fin de son ministère terrestre, Jésus pria pour l’unité « afin que tous soient un […] pour que le monde croie que c’est toi qui m’as envoyé » <span class="bible-ref">(Jn 17.21-23)</span>. Pourquoi l’unité en Christ est-elle un puissant argument en faveur de la vérité que Dieu a envoyé son Fils pour sauver le monde ? Dans le même ordre d’idées, pourquoi le manque d’unité est-il un obstacle à la mission de l’Église ?
Lisez 1 Corinthiens 4.9-13 en faisant attention à la manière dont les apôtres sont décrits dans ce passage. En quoi cette description des apôtres contraste-t-elle avec les qualités de leadership valorisées dans notre monde ? Que nous apprend ce passage sur la différence qui peut exister entre les standards de Dieu et ceux de ce monde ?
Dans 1 Corinthiens 4.16, Paul exhorte les Corinthiens à l’imiter. Seriez-vous prêt à imiter des dirigeants humains ? En quoi imiter un dirigeant diffère-t-il du fait de l’exalter de manière excessive, voire dangereuse ?